Contre vents et marées, la poêle antiadhésive fait toujours partie des ustensiles incontournables de la cuisine. Lancée au milieu des années 1950, elle a conquis des générations de consommateurs, séduits par ses propriétés quasi miraculeuses. Grâce à son revêtement en PTFE, le fameux Téflon, rien ou presque n’y adhère. Les crêpes s’envolent d’un petit coup de poignet, les filets de poisson, œufs au plat et autres aliments délicats glissent à sa surface, et un simple coup d’éponge suffit à les nettoyer. Elles sont devenues plus populaires encore lorsqu’il est apparu indispensable de réduire notre consommation de graisses. Mais soudain patatras !, le divin accessoire serait empoisonné ! Plus précisément, la couche antiadhésive contiendrait du PFOA, une substance chimique de la famille des PFAS, utilisée lors du processus de fabrication du Téflon.
Or des études ont confirmé sa dangerosité pour les organismes vivants : augmentation du risque de cancer du sein, diminution de la réponse immunitaire à la vaccination, troubles hépatiques, baisse de la fertilité… En 2020, les instances internationales ont proscrit la fabrication et l’usage du PFOA. Fin de l’histoire ? Pas sûr car, faute de pouvoir utiliser cette substance chimique indispensable à la polymérisation du Téflon, les industriels se sont tournés vers d’autres PFAS, habilement renommés pour éviter tout amalgame : ADONA, F-53B, Gen-X ont remplacé le PFOA. Mais, déjà, des études montrent qu’ils pourraient constituer un risque pour la santé humaine. Les PFAS sont aussi surnommés les polluants éternels en raison de leur persistance durant des décennies, voire des siècles dans l’environnement. À LIRE AUSSI >>> Trop de polluants éternels dans les fruits et légumes On en trouve jusqu’aux pôles et au fond d...
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